La Colle sur Loup sous la période néolithique et gallo romaine  

  Grâce aux travaux de recherche menés par des archéologues au siècle dernier, des sites historiques ont été découverts sur le territoire de lacommune, démontrant que dès les premiers âges, des hommes vécurent sur les collines de Montmeuille et de laColle Loubière.Les fouilles entreprises furent riches et ont permis d’inventorier notamment un ossuaire connu sous le nom de  « grotte Bianchi » qui contenait des sépultures, des outils et poteries datant vraisemblablement du 2ème siècle AP JC. Le territoire ayant à l’époque été occupé par les Ligures puis les Romains, différentes traces et édifices ont par ailleurs été retrouvés comme un oppidum ligure, un camp romain, un poste de guet et trois enceintes agropastorales (La Bagarée, Camp de la Côte 90, de la Tour).

 

 

 

La Colle sur Loup du 5ème au 15ème siècle

Le territoire provençal apparut au début du 5ème siècle avec l’instauration d’un diocèse placé sous la juridiction de l’Evêché de Vence. Du 6ème à la fin du 10ème siècle, l'effondrement de l'Empire romain, les multiples et longues invasions dont celles des Sarrasins dans toute la Provence, Les ravages et l'insécurité qui régnaient à cette époque, ont rendu l’histoire de la Colle sur Loup confuse et obscure. Du 10ème au 12ème siècle, les guerres ayant cessé et les envahisseurs ayant été chassés du territoire (en 972), des familles d’aristocrates s’unirent pour affirmer leur autorité et rassembler une population disséminée. Des « agglomérations » fortifiées (Vence, Cagnes, le Gaudelet et Saint-Paul) furent ainsi créées autour d’un comté unique « la Provence ».L’arrivée massive de ces familles engendra une réorganisation de la communauté de La Colle et apporta au bourg un nouveau dynamisme. Les terres, abondantes en sources, furent exploitées(oliviers, vignes, céréales, agrumes, prés) et l’artisanat se multiplia (poteries, tissage, fonderies, charrons, selliers, bourreliers et maréchaux-ferrants, moulins à farine…). Ce développement s’accompagna de la construction de l’église Saint Jacques construite en trois temps et d’un hôpital en 1723.  On assista à la naissance d’une nouvelle agglomération et après la révolution de 1789, à la constitution de la commune sous l'appellation de la Colle-du-Var, laquelle sera denommée plus tard La Colle sur Loup. En 1802, l’hôtel de ville fût construit sur la place centrale du village (aujourd’hui la place De Gaulle).

La belle époque : le 19ème siècle

L’essor de la Colle perdura, enregistrant alors une croissance importante de la population pour atteindre 1470 habitants alors que Saint-Paul n’en comptait que 930. Ses atouts agricoles, industriels, commerciaux et artisanaux en firent un modèle de cité rurale, l’une des plus modernes de la région (un hôtel, 5 cafés restaurants, quatre cercles où se discutait la politique du pays). La commune améliore alors son activité de production, développe son artisanat et surtout devient l'un des principaux fournisseurs de l’industrie horticole grassoise. Le village se spécialise dans la production de roses et de fleurs à parfum, et en acquiert une grande renommée qui lui valut l’appellation de « Capitale de la rose à parfum ».A la fin du 19ème siècle, la construction de nouvelles routes s’imposa pour relier le village aux communes voisines et’on vit parallèlement apparaître les premières adductions d’eau potable et l’électrification du village.  l

 

 

 

 

 

La Colle sur Loup, de 1900 à nos jours

Des notes issues d’archives mentionnent que le nom de la rivière « Le Loup » qui borde la Commune à l’Ouest aurait un rapport direct avec l'animal. La vallée encore sauvage en certains lieux était, il y a longtemps et jusqu’en 1860, infestée de loups à tel point qu’une route de pénétration vers l’arrière pays dut être tracée afin de sécuriser la circulation des hommes et des animaux.